Cécile TARDY représente l’équipe Culture et Communication-Centre Norbert Elias dans le GIS IPAPIC. Elle est maître de conférences habilitée à diriger des recherches en sciences de l’information et de la communication. Elle est enseignante-chercheur à l’université d’Avignon et des Pays de Vaucluse. Elle développe une approche sur les médias, le patrimoine et l’écriture au sein de l’équipe Culture et Communication (Centre Nobert Élias-UMR 8562).
Ses recherches actuelles portent sur les médias informatisés du point
de vue théorique de l’écriture dans le domaine du tourisme en ligne, et
sur les médiations de la photographie documentaire appliquées au domaine
des musées et du patrimoine vivant, ainsi qu’à la recherche en muséologie.
EXPERIENCES PHARES EN LIEN AVEC LES THEMATIQUES DU GIS :
2009-2011. Direction du programme Les médiations photographiques du patrimoine : la photographie documentaire, outil et média (MEDPHOPA) financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR-08-JCJC-0117-01).
2007-2010 : Responsable d’étude au sein du programme de recherche Traces d’usage et médiations éditoriales dans les grands corpus du Web (TRAMEDWEB) dirigé par Jean Davallon et financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR-06-BLAN-0133).
Depuis 2005 : Direction du Master 2 Stratégie du développement culturel : Médiations de la culture et du patrimoine : expositions, médias informatisés, muséologie, évaluation.
INFORMATIONS BIBLIOGRAPHIQUES :
Articles dans des revues avec comité de lecture indexées (ACL)
- Tardy, C. 2010. « La photographie documentaire à l’épreuve du des(e)in informatisé : sa mise en contexte sur les sites web de musée ». Documentation et bibliothèques (Canada), vol. 56, 1, p. 15-23, janv-mars.
- Tardy, C. 2009. « L’expérience visuelle du temps : Photographie et territoire du patrimoine ». Sciences de la Société, « Art, mémoire et territoire », 78, p. 78-95.
- Tardy, C. 2007. « La photographie, outil documentaire : Des musées aux paysages ». Recherches en communication (Belgique), « Photographie et communication », 27, p. 151-164.
- Tardy, C. 2007. « Au détour d’un sentier… La production d’un autre territoire ». Prisma. Com - Revista de Ciências da Informação e da Comunicação do CETAC, 4. Publication en ligne : <http ://prisma.cetac.up.pt/> ; (Portugal).
Direction d’ouvrages (DO-Livres)
- Tardy, C. (dir.). 2009. « L’écriture du patrimoine ». Culture & Musées, 14.
- Tardy, C., Jeanneret, Y. (dir.). 2007. L’écriture des médias informatisés : espaces de pratiques. Paris : Hermès Sciences-Lavoisier (Coll. « Systèmes d’information et organisations documentaires »), 222 p.
Chapitres dans des ouvrages scientifiques (OS—Chap)
- Tardy, C., Davallon, J. À paraître 2011 (en cours de publication). « La constitution de corpus d’identités entre calcul et témoignage », p. 153-188, in L’économie des écritures sur le web. Vol. 1 Traces d’usage dans un corpus de sites de tourisme, sous la direction de Davallon, J. Paris : Hermès Sciences-Lavoisier (Coll. « Ingénierie représentationnelle et construction de sens »).
- Le Falher, O., Tardy, C. À paraître 2011. « Patrimonialiser la nature au futur : La médiation écologique, de l’image à la carte », in Procesos de patrimonialización de cultura y naturaleza, sous la direction de Frigolé, J., Roigé, X. Barcelone : Universidad de Barcelona y el Instituto Catalán del Patrimonio Cultural. Édition en anglais et espagnol.
- Tardy, C., Jeanneret, Y. Hamard, J. 2007. « L’empreinte sociale d’un outil d’écriture : PowerPoint chez les consultants », p. 141-171, in L’écriture des médias informatisés : espaces de pratiques, sous la direction de Tardy, C., Jeanneret, Y. Paris : Hermès Sciences-Lavoisier (Coll. « Systèmes d’information et organisations documentaires »).
- Davallon, J., Hert, P., Tardy, C. 2007. « Entre aide et substitution : l’écriture des pratiques pédagogiques », p. 107-139, in L’écriture des médias informatisés : espaces de pratiques, sous la direction de Tardy, C., Jeanneret, Y. Paris : Hermès Sciences-Lavoisier (Coll. « Systèmes d’information et organisations documentaires »).
PROPOSITIONS POUR LE GIS :
La thématique de réflexion et d’action que nous proposons pour le GIS est celle des modalités de médiation du patrimoine immatériel. Aujourd’hui, ce type de patrimoine est au centre de discours, d’actions et de processus qui renouvellent les pratiques et les outils de patrimonialisation. Une institution culturelle internationale telle que l’UNESCO réfléchit à l’élaboration de guides de bonnes pratiques dans la sauvegarde du patrimoine immatériel, qui consiste à repérer des modèles de préservation durable et à organiser leur transfert vers différents acteurs. En tant que chercheurs, nous proposons plutôt de regarder comment se mettent en place dans les pratiques et les institutions patrimoniales ces modèles qui reconstruisent et pérennisent la mémoire sociale liée à un patrimoine immatériel. Il est proposé d’entrer dans ce domaine d’étude et de recherche à la croisée de la mémoire sociale, de la patrimonialisation et de la médiation des savoirs autour principalement de deux axes :
1. Les formes de mises en mémoire numériques du patrimoine immatériel qui permettent d’en assurer l’existence sociale, la préservation, la transmission et la circulation. Cet axe s’appuiera sur trois cas de médiation numérique de la culture arlésienne pour lesquels l’équipe Culture et Communication mène des travaux d’étude et de recherche : un projet de signalétique urbaine mobilisant la technologie numérique, un projet de rénovation muséographique qui à la fois modifie la conception traditionnelle de la place de l’image d’archives dans une logique non plus de conservation mais d’animation numérique et intègre une position réflexive sur le rôle de l’ethnologie dans la construction du patrimoine immatériel arlésien, un projet de numérisation des collections d’images photographiques d’un musée qui engagera des médiations non plus pour les seuls spécialistes mais pour des publics divers. L’intérêt pour le GIS de ces différents cas d’étude est leur dimension en projet qui permettra de rencontrer des acteurs institutionnels en cours de réflexion et offrira l’opportunité de s’intéresser moins aux résultats des médiations qu’à leur conception et la programmation d’usages à venir.
2. Les formes de valorisation d’un patrimoine vivant, les jardins, entre relance et recréation de savoir-faire et de production. C’est ici la question de la continuité de la culture de plantes tinctoriales ainsi que la continuité des savoir-faire liés à la production des couleurs végétales et celle de leur usage qui retiendra notre attention à partir du cas d’une structure conservatoire. C’est un secteur de la médiation qui entretient une tension forte entre culture et économie accentuée aujourd’hui par le renouvellement de la sensibilisation aux colorants naturels dans un contexte marqué par la montée des valeurs écologiques. Il s’agit non seulement de parler de la couleur pour les visiteurs du conservatoire mais également de la faire, de la montrer, et au-delà de gérer son développement au sein d’une économie de marché émergente pour les couleurs végétales, de réseau de savoirs liés aux sciences de l’environnement, à la chimie, à l’agriculture, aux arts appliqués, à des secteurs d’activité diversifiés (cosmétique, décoration, artisanat, textile) touchant notamment la restauration du patrimoine.
Pour cette thématique des médiations du patrimoine immatériel et ces deux axes de travail, nous proposerons des activités de type journée d’étude et visite de terrain. La première journée d’étude se tiendra en 2012 et concernera le premier axe ci-dessus.
Pour contacter Cécile TARDY : cecile.tardy[at]univ-avignon.fr
de la part d’Hélène Melin :
Camille Mazé, Frédéric Poulard et Christelle Ventura (dir.) Les musées d’ethnologie. Culture, politique et changement institutionnel, éditions du CTHS, collection : Orientations et méthodes, mars 2013.
Nouvel appel à projets de recherches du Ministère de la culture et de la communication "Pratiques interculturelles dans les institutions patrimoniales". Voir rubrique Appel à projets
Dans le cadre de Marseille Provence 2013
Exposition « A la gitane » à Marseille
Du 19/02 au 17/03 au J1, Atelier du Large, Marseille
Du 17/11 au 19/12 à l’espace Van Gogh à Arles
Cette exposition est une fiction. Elle ne vise pas à lever l’ambiguïté sur les Gitans, mais bien au contraire cherche à la révéler, la montrer et non la démonter.
L’identité gitane semble se concevoir dans la « façon de faire à la gitane » plutôt que dans des marqueurs identitaires propres. La narration s’articule donc davantage autour de verbes que de concepts... Laissons parler les Gitans !
Le Museon Arlaten et Petit à Petit invitent d’abord le visiteur à se défaire de ce qu’il croit savoir, comme s’il déposait un bagage avant un voyage immobile, un voyage au pays des Gitans. Ce voyage a pour fin d’amener le public à voir à travers les yeux de quelques figures rencontrées pendant le projet de médiation.
Habiter, travailler, échanger, parler, vivre ensemble, être femme, cuisiner... autant de verbes qui racontent ce qu’est être un Gitan aujourd’hui, entre saveurs du passé et réalité d’un groupe au sein de la société contemporaine.
L’histoire racontée dans cette exposition s’illustrera à travers des objets matériels, numériques, sonores, visuels, artistiques, collectés par des enfants d’Arles et des femmes gitanes du quartier du Quai des Platanes depuis 2010.
Le Museon Arlaten, Musée départemental d’ethnographie en rénovation, a fait appel aux compétences issues du champ social et aux connaissances de terrain de l’association Petit à Petit pour mettre en œuvre un projet de médiation participatif, dont l’exposition « Partage de mémoires gitanes » est une expression à la fois décalée et sensible.
Une programmation culturelle et scientifique permettra d’accompagner les différents publics afin de faciliter la compréhension et la lecture de cette exposition.
Du 19/02 au 17/03 au J1, Atelier du Large, Marseille
Du 17/11 au 19/12 à l’espace Van Gogh à Arles
Film Công Binh La longue nuit indochinoise Film de Lam Lê
Ce documentaire trace l’histoire de 20000 jeunes recrutés de force en Indochine française en 1939 pour remplacer les ouvriers français dans les usines d’armement. A partir de témoignages des survivants, de fichiers et photographies d’archives, d’articles de presse, le film conduit le spectateur dans un ensemble d’écarts et de déplacements de points de vue : entre la diversité et la convergence des sources ; entre leur nom (ouvriers soldats) et leur situation de parias enfermés dans des camps ; entre la propagande coloniale de la « mère-patrie » et l’abandon puis la surexploitation qu’ils subissent après la défaite de 1940 ; entre les traces délabrées qui restent de ces cantonnements en France et la force des souvenirs et des images ; mais aussi entre leur participation aux mouvements de résistance en France, de soutien à l’indépendance du Vietnam et l’image de « collaborateurs » de l’armée française appliquée à ceux qui sont retournés au Vietnam.
Réalisé par un Vietnamien, ce film, par le va-et-vient de regards qu’il crée, par les questions qu’il ouvre, rejoint la démarche interculturelle du GIS.
Il fait aussi écho à l’exposition et à la recherche que le musée Jean Garcin à Fontaines-de Vaucluse, dans une dynamique patrimoniale de proximité, consacre à ces hommes, dont les descendants demeurent aujourd’hui, pour certains, en Provence.
Une bourse de thèse est susceptible d’être accordée sur le
sujet suivant : Élaboration d’une mémoire
collective chez les réfugiés du génocide rwandais et de ses
suites (1994 – 1997) : du trauma à l’insertion en Rhône-Alpes. Source : Michel Rautenberg Directeur adjoint du Centre Max Weber, UMR
5283 Université Jean Monnet Saint Etienne